Ah, l'incessante question de savoir quoi faire de sa vie...

Je dois avouer que je suis un peu comme une girouette, oscillant entre des idées farfelues de petite fille et des aspirations dignes d’un adulte en devenir. #multipotentielleMais bon, je n’ai jamais été vraiment capable de dire « C’est ça que je veux faire » avec conviction.

Mon parcours scolaire est d’ailleurs le reflet parfait de cette confusion. Un bac en comptabilité, une licence dans le social… Rien de très cohérent, je dois l’admettre. On peut dire que je me suis perdue dans un labyrinthe de choix sans vraiment savoir où j’allais.

Mais, tu vois, ce qui me plaisait dans tout ce chaos, c’était justement le côté chaotique. J’adorais changer de cap à chaque fois, comme si j’étais la star d’un spectacle de danse improvisée. Apprendre de nouvelles choses, sortir de ma zone de confort, c’était mon carburant, ma dose de motivation. C’est ce qui me nourrissait et me faisait avancer, même si les autres me regardaient comme si j’étais une extraterrestre en rollers.

Ils m’ont aussi regardé comme une extraterrestre à rollers quand j’ai annoncé que je quittais le confort douillet d’un emploi stable dans la fonction publique pour se lancer tête baissée dans les eaux troubles de l’entrepreneuriat.

Dans cet article totalement farfelu, nous allons explorer mes péripéties lorsque j’ai dit adieu à ma routine de fonctionnaire pour plonger dans le monde complètement barré et exigeant de l’entrepreneuriat.

Que vous soyez un fonctionnaire curieux de découvrir les horizons délirants de l’entrepreneuriat ou simplement un rêveur cherchant une échappatoire de la monotonie quotidienne, cet article déjanté vous offrira un aperçu inspirant et complètement absurde de cette transformation incroyable. 

Sommaire

Une vie professionnelle digne d'une série télé-réalité !

Prépare-toi à entendre l’histoire palpitante d’une aventurière de l’emploi, moi-même. Accroche-toi bien, car je n’ai eu que deux jobs dans ma vie, et devine quoi ? 

J’ai travaillé pour le même employeur tout ce temps-là. Oui, je sais, je suis comme une perle rare qui s’accroche à sa coquille.

Après avoir obtenu mon bac +3, j’ai reçu une belle claque : deux ans de chômage. Oui, deux ans à me demander si mon diplôme avait été imprimé sur du papier invisible. 

Mais un jour, une opportunité s’est présentée sous la forme d’un poste d’assistante administrative dans une cellule grands travaux. Et là, j’ai plongé tête la première dans l’univers passionnant des clauses sociales d’insertion sur le territoire du Valenciennois. 

Oui, c’était aussi glamour que ça en a l’air.

J’étais la reine du secrétariat, du gestionnaire d’agenda et du jonglage avec les collègues du Pôle Emploi. 

Mais mon moment préféré était de tenir les plannings XXL des travaux de mon territoire. J’avais le pouvoir de placer des candidats sur des clauses d’insertion, comme si j’étais une marieuse de l’emploi. Malheureusement, cette cellule n’existe plus aujourd’hui, alors adieu les plannings géants et les clauses sociales d’insertion, bonjour les souvenirs.

Et juste deux mois plus tard, par un coup du destin, je me suis « retrouvée » assistante administrative une fois de plus. Oui, c’est ça, je me suis « retrouvée » là, comme si mon destin était d’être la reine du secrétariat. 

Je n’avais pas vraiment de qualifications, mais ça ne m’a pas arrêtée. 

J’ai appris sur le tas, en autodidacte, en me basant sur les besoins de ma supérieure et sur les attentes des autres. 

Et tu sais quoi ? J’ai adoré ça ! Et ça a duré huit ans, comme une relation tumultueuse dont tu ne peux pas te débarrasser.

Voilà, c’est mon parcours professionnel unique en son genre. 

Deux jobs, un employeur, et une bonne dose de « comment suis-je arrivée là ? » 

Mais ne t’inquiète pas, je suis toujours prête pour de nouvelles aventures professionnelles, même si elles sont aussi imprévisibles qu’un épisode de téléréalité. 

Après tout, qui a besoin de stabilité quand on déjà pu jongler avec les clauses sociales et les plannings XXL ?

La prise de conscience

L'histoire inspirante d'une fonctionnaire en quête de création

Après la naissance de ma deuxième fille fin 2019, j’ai réalisé qu’il était grand temps de passer à l’action. 

Mes envies avaient changé et je savais que j’avais un délai maximal de deux ans de congé parental pour me poser les bonnes questions et quitter ce statut de fonctionnaire tant convoité par certains.

En tant que fonctionnaire, j’ai toujours fait de mon mieux, consciente que mon salaire était financé par l’argent de mes concitoyens. J’avais des comptes à leur rendre, et je m’imaginais souvent devoir justifier chaque stylo Bic que je prenais au bureau. 

La « morale » était ma boussole : donner le meilleur de moi-même, faire du bon travail. Mais soyons honnêtes, je me suis vite rendu compte que nous étions une espèce rare dans la fonction publique, comme le Bigfoot ou les licornes.

Je pense même aujourd’hui que c’est ça qui m’a fait autant aimer mon métier. 

Moi qui avais toujours cherché ce que je voulais faire de ma vie, j’avais trouvé ce qui m’animais le plus : aider les autres, être au service des autres.

Pour être plus précise sur mon métier, j’étais assistante administrative au sein d’une direction de l’administration générale, un peu comme une acrobate jonglant avec des dossiers enflammés. 

J‘avais tellement de tâches à accomplir que j’étais devenue une véritable MacGyver. 

Du jonglage avec les élus à la mise sous pli, de l’analyse des candidatures de marchés publics à la création de support divers, j’étais la reine de la polyvalence

J’étais même capable de jongler avec des tableurs Excel en faisant du roller dans les couloirs. 

Et ma plus grande fierté ? J’ai mis en place la dématérialisation de mon entreprise, comme si j’étais devenue une magicienne de l’administration électronique. J’avais le pouvoir de transformer des piles de papiers en fichiers numériques, un peu comme une super-héroïne de l’efficacité administrative. Appelez-moi « Capitaine Dématérialisation » !

Je dois l’admettre, jongler avec toutes ces responsabilités n’était pas de tout repos. Mais avec du recul, je pense que c’est à ce moment-là que mon besoin de créer quelque chose de A à Z a mûri en moi. C’était comme si j’avais donné naissance à un bébé, mais au lieu d’avoir besoin de couches et de biberons, il avait besoin de classeurs et de post-it.

Ma transition vers une nouvelle aventure

Bref, vous l’aurez compris, après huit ans en tant qu’assistante administrative dans le secteur public, deux enfants, un congé parental qui m’a fait réaliser que je pouvais changer plus de couches que de dossiers, et un bilan de compétences qui m’a appris que je pouvais utiliser Excel mieux que la plupart du commun des mortels, il était temps de passer à l’action pour moi-même.

Après avoir réalisé que le problème ne résidait pas dans mon domaine d’activité, mais dans la façon de l’exercer, j’ai décidé qu’il était temps de tourner la page de mon statut de fonctionnaire et d’embrasser les joies de l’entrepreneuriat. C’est comme passer d’un jeu de société classique à une partie de Twister enflammée !

Comme beaucoup de salariés qui se lancent dans l’entrepreneuriat, j’avais une vision claire de là où je voulais arriver. Mais avant même de commencer, j’ai été confrontée à des obstacles dignes d’un parcours du combattant. Démarches administratives à gogo, rupture conventionnelle, démission, inscription à Pôle Emploi, indemnisation… 

Avec mon besoin inconditionnel de tout savoir avant de me lancer, j’ai entrepris de chercher des réponses concrètes à ma situation. 

Mais soyons honnêtes, ma situation était tellement complexe que même les experts de Rubik’s Cube auraient abandonné en la regardant. Je me suis retrouvée dans une catégorie à part, remplissant tant de cases que finalement, je ne rentrais dans aucune. J’étais un hybride de fonctionnaire, d’employeur public, de congé parental, de démission, d’indemnisation Pôle Emploi, de délai de carence… J’avais l’impression d’être un personnage de science-fiction, mi-humain mi-bureaucrate extraterrestre.

Oui, je me suis demandé pourquoi diable, en France, il n’y avait personne de vraiment compétent pour me renseigner au lieu de me balader d’institution en institution comme une balle de ping-pong bureaucratique. Mais malgré tous les doutes qui ont pu m’assaillir, j’ai décidé de me battre et de persévérer, armée de ma détermination et de ma passion.

Spoiler alerte : les montagnes administratives que j’ai dû escalader ont confirmé ma décision de me lancer en tant que bras droit. Je veux sincèrement aider les gens, avoir un impact positif dans leur vie. 

Et si demain quelqu’un se retrouve dans une situation où il a besoin de clarté sur un sujet, où il a besoin de démêler une situation kafkaïenne, je serai là, tel un super-héros de la bureaucratie, prête à voler à leur secours.

C‘est dans ces moments-là que je me sens la plus utile, la plus accomplie, et surtout, à ma place.

Après tout, qui aurait pensé qu’un jour, une assistante administrative deviendrait une héroïne de la clarté administrative ? Je suis prête à sauver le monde, une prestation à la fois !

L'appel de l'indépendance et de la créativité

Un voyage audacieux à contre-courant

Ah, l’entrepreneuriat, un voyage passionnant rempli de rebondissements ! Ce merveilleux monde où les nuits blanches deviennent monnaie courante et où l’on jongle avec les chiffres comme un magicien jongle avec ses cartes.

L‘entrepreneuriat, c’est un peu comme partir à l’aventure dans une forêt dense sans boussole ni GPS, juste votre instinct et une tonne de courage.

Vous vous lancez dans un monde où les acronymes fusent dans tous les sens : ROI, KPI, CTA, SEO, OMG ! On se croirait dans une véritable partie de Scrabble géante, où les mots clés valent de l’or.

Tout ce que vous venez de lire, c’était il y a plusieurs mois, comme une époque révolue où les licornes dansaient sur les nuages et où j’étais encore une simple assistante sans entreprise.

Beaucoup d’éléments ont contribué à la naissance du Bureau de Margot : mon parcours professionnel, le désert administratif que j’ai traversé lors de ma démission (une véritable expédition dans les sables mouvants des formulaires en tous genres). Mais le véritable déclic est venu grâce à un bilan de compétences qui m’a fait réaliser des choses profondes. J’ai découvert que mon parcours scolaire était aussi prévisible qu’un jeu de roulette russe et que j’avais perdu de vue la personne que je voulais être dans cette belle aventure qu’est l’entrepreneuriat.

Se lancer dans l’entrepreneuriat, surtout lorsque l’on est une femme, une maman à plein temps de deux enfants, travaillant depuis chez soi, c’est comme partir à contre-courant, nager à contre-courant, danser à contre-courant (oui, on peut danser contre le courant, c’est un style unique). C’est un combat entre la personne que vous étiez avant et celle que vous êtes en train de devenir. C’est aussi une occasion de vous redécouvrir sous un nouveau jour, d’accepter qui vous êtes vraiment, et non pas la personne que vous pensiez devoir être pour entrer dans le « cadre » préétabli.

J‘appréhende l’entrepreneuriat comme un métier en soi, aussi passionnant que mon métier précédent. C’est un apprentissage constant, une adaptation perpétuelle. Être entrepreneur, c’est comme être un caméléon qui jongle avec mille métiers différents. Il faut être passionné par le développement de l’entreprise, la communication, le marketing, la vente, tout autant que par son métier de prédilection. C’est comme si on vous donnait un balai magique et qu’on vous disait : « Maintenant, nettoyez tout le ciel étoilé ! »

Se redécouvrir et s'adapter

Plus haut, je parlais d’adaptation, et c’est précisément ce qui m’attire dans l’entrepreneuriat. 

C‘est accepter de prendre des décisions sans avoir toutes les cartes en main, sortir de sa zone de confort et apprendre à être à l’aise dans l’inconfort. C’est prendre des risques, tester différentes approches et recommencer d’une autre manière. C’est un peu comme dans un jeu vidéo où vous ne savez jamais ce qui vous attend à chaque niveau, mais vous êtes prêt à affronter tous les monstres (et les formulaires administratifs) qui se dressent sur votre chemin.

Et puis, il y a les fameux « ups and downs ». Un jour, vous êtes sur le toit du monde, vous vous sentez invincible, prêt à conquérir tous les marchés. Le lendemain, vous vous demandez si vous n’auriez pas dû ouvrir un stand de churros à la place.

Mais malgré tous les défis, l’entrepreneuriat a son lot de moments magiques. Comme cette première vente où vous avez dansé la Macarena dans votre bureau, ou cette rencontre avec un client qui vous a fait réaliser que vous faites réellement une différence dans le monde.

L’entrepreneuriat est un outil formidable pour transformer son quotidien et atteindre ses objectifs de vie. 

Ça m’a demandé (et me demande encore) beaucoup de travail, étant une personne carrée qui aime tout planifier et avoir une vision claire avant de se lancer. 

J’ai dû apprendre les rouages de l’entrepreneuriat : le pourquoi, la vision, les stratégies, les processus, le service client, la création de contenus… et bien d’autres choses encore. Même si ma mise en route a été longue, j’ai créé mon entreprise à mon image, telle que je l’imaginais.

Aujourd’hui, je suis là, une entrepreneure indépendante, prête à conquérir le monde (ou du moins une petite partie de ce vaste univers entrepreneurial). Je suis heureuse de développer mon entreprise chaque jour, je me nourris de mes clients, de mes prestations, je suis épanouie et je n’envisage même plus de retourner à ma vie d’avant. Non, non, je préfère rester ici, où les formulaires sont mes alliés et où les défis administratifs me donnent des frissons de joie !

Conclusion

Je sais ce que j'ai perdu

Les joies inégalées de voir un salaire tomber comme par magie à la fin du mois. 

Ah, la belle époque de l‘insouciance salariale et des pauses café avec les collègues (même si je ne bois pas de café), où les échanges professionnels se mêlaient harmonieusement aux discussions sur les derniers potins croustillants !

Je sais aussi ce que j'ai gagné

L’indépendance, cette sensation grisante de pouvoir façonner mon métier comme j’en ai envie. J’ai enfin l’opportunité d’exprimer ma vision des choses et de me sentir épanoui dans ce que je fais.

Attention, tout n’est pas aussi idyllique qu’un arc-en-ciel aux couleurs chatoyantes ! 

Je gagne, certains mois, ma vie, le stress me guette toujours, tapi dans l’ombre, m’obsédant de ne pas avoir assez de clients.

Pour combattre cette solitude inhérente au freelancing, je m’accorde régulièrement des échanges avec d’autres freelances ou mes clients. Ensemble, nous avançons, nous progressons et nous consolons mutuellement, car soyons honnêtes, nous avons tous nos moments d’angoisse ! 

Mon verdict

Le verdict est sans appel : aucun regret ! 

J’ai troqué ma sécurité financière contre la liberté,  la satisfaction personnelle et mon épanouissement entant que femme et maman. 

Et tant pis si parfois je dois jongler avec mes factures comme un jongleur avec ses balles, car au moins je suis le maître du cirque de ma vie professionnelle. Et vous savez quoi ? Les applaudissements de ma réussite valent bien plus que quelques billets verts dans mon porte-monnaie !

Alors voilà, cher (futur) entrepreneur intrépide, vous êtes arrivé à la fin de ma petite aventure dans le monde impitoyable de l’entrepreneuriat. Vous avez ri, vous avez peut-être pleuré (surtout devant la partie sur la comptabilité), mais vous avez tenu bon.

L‘entrepreneuriat, c’est comme une montagne russe géante : ça monte, ça descend, ça vous retourne l’estomac, mais c’est aussi incroyablement excitant. Alors, accrochez-vous bien à votre siège et préparez-vous à vivre des moments aussi fous que vos idées les plus audacieuses.

C’est un voyage tumultueux, où vous devrez garder votre sens de l’humour à portée de main. Parce qu’en fin de compte, c’est dans les moments les plus fous, les plus inattendus, que les meilleures histoires entrepreneuriales se créent.

Alors, enfilez votre cape de super-entrepreneur, préparez-vous à combattre les dragons de l’administration et à jongler avec les imprévus.

Et souvenez-vous, même si l’entrepreneuriat peut parfois sembler un peu fou, c’est cette folie qui nous pousse à repousser les limites et à réaliser de grandes choses.

Derrière chaque grande réussite entrepreneuriale, il y a un entrepreneur qui a osé croire en lui-même, qui a fait preuve de résilience et qui a su garder son sens de l’humour intact, même dans les situations les plus délirantes.

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